se souvenir...

Publié le par martine chiorino

se souvenir...
 
SAEZ les enfants paradis
Ils étaient des sourires, ils étaient des sanglots
Ils étaient de ces rires que font les chants d'oiseaux
Ils étaient des matins quand on va bord de mer
Ils étaient cœur chagrin, ils étaient cœur lumière
Ils étaient des poèmes, ils étaient des oiseaux
Ils étaient des je t'aime qu'on dit bord du ruisseau
Ils étaient du café, ils étaient du bistrot
Ils étaient étrangers, ils étaient sans drapeau.
Ils étaient de Paris, ils étaient de province
Ils étaient cœur de pluie qui font mon cœur qui grince
Ils étaient pleins de vie, avaient l'œil du printemps
Ils étaient cœur qui rit quand le ciel est pleurant
Ils étaient des promesses, ils étaient devenir
Ils étaient bien trop jeunes oui pour devoir partir
Ils étaient fils d'Orient ou fils de l'Occident
Enfants du paradis, enfants du Bataclan.
Ils étaient cœur français ou international
Ils étaient la rosée qui pleure de sous le châle
Ils étaient des promesses, ils étaient des bourgeons
Qui font monter tristesse, ils étaient des chansons
Ils étaient des familles, ils étaient des amis
Ils étaient ce qui brille dans le ciel de la nuit
Ils étaient amoureux ceux qui se sont blottis
L'un contre l'autre à deux, contre la tyrannie.
Ils étaient comme toi, ils étaient comme moi
Ils n'étaient pas guerriers mais sont morts au combat
Ils étaient cœur d'amour, ils étaient cœur qui bat
Puis qui battra toujours même en-dessous la croix
Ils étaient ces amis que je connaissais pas
Ils étaient mon pays et puis le tien je crois
Ils resteront Paris, Paris se souviendra
Toujours de ses amis la lumière brillera.
Ils s'appelaient je t'aime, ils s'appelaient jeunesse
Ils s'appelaient poème, ils s'appelaient tendresse
Ils s'appelaient frangine, ils s'appelaient frangin
Ils s'appelaient gamine, ils s'appelaient gamin
Ils s'appelaient la joie et puis la non violence
Ils s'appelaient je crois les enfants de la France
De tout les horizons puis de tous les prénoms
Ils s'appelaient amour, s'appelaient l'horizon.
Ils s'appelaient Jacques Brel puis je crois Barbara
Ils s'appelaient le ciel, ils s'appelaient pourquoi
Toujours ici sommeil l'horreur au creux du bois
Qui rejoint l'éternel va l'innocent je crois
Ils étaient poing levé, ils étaient nos concerts
Ils étaient cœurs serrés oui face aux tortionnaires
Ils étaient cœur d'œillets, des fleurs face au fusil
À nos cœurs endeuillés nous pleurons nos amis.
À l'innocent qu'on tue, oui tombé sous les balles
Au soldat inconnu sous l'horreur des mitrailles
Si sont les lettres mortes, les cantiques du chagrin
Puisque frappent à la porte les plaines de Verdun
Si sont tombés ce soir, en ce vendredi noir
Les frères de mon pays nous laissant désespoir
Mon pays ta culture est morte, assassinée
Mais tu sais ma culture non ne mourra jamais.
Toi mon pays Molière, toi mon pays Vinci
Toi mon pays Voltaire, toi mon pays Valmy
Toi mon pays la Terre, toi mon pays Paris
Toi mon pays par terre, relève-toi mon pays
Toi mon pays lumière, toi mon pays la vie
Mon pays littéraire, mon pays triste vie
Toi mon pays mes frères, toi frère de mon pays
Comme on chérit sa mère, on chérit sa patrie..."
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article