et pendant ce temps là, sur la planète cinéma...

Publié le par martine chiorino

et pendant ce temps là, sur la planète cinéma...

Bon, quelques toiles faites, vues, revues et à venir !

On vous conseille très vivement l'excellent Hallelujah, les mots de Léonard Cohen. Brillant documentaire sur la vie du poète/écrivain/chanteur et sur la création de sa mythique chanson, le film laisse la place à de nombreux témoignages pertinents ainsi qu'à des interviews -parfois hilarantes- de l'artiste. Mais  bien entendu, la meilleure part ce sont les extraits de concert, donc la BO est somptueuse et impeccable. Et puis, y'a Jeff Buckley...

Toujours sur le continent "films musicaux" de la planète cinéma nous avons vu ELVIS, plutôt réussi : la 1ère heure (sous acide) est somptueuse, le comédien qui joue Elvis est nickel, et la prestation de Tom Hanks (le narrateur) mérite le détour à elle seule. Je déteste toujours autant le Johnny Hallyday américain, mais j'ai passé  un bon moment devant ce pseudo biopic qui a un peu tendance à repeindre certaines choses en rose et balayer les trucs gênants sous le tapis. Mais c'est pas grave, on ne s'ennuie pas.

Ensuite, nous avons vu MOONAGE DAYDREAM le clip géant sur Bowie...Cet objet filmique n'est ni un biopic, ni un documentaire, c'est un espace de collage néo-psychédélique hors du temps de nombreux documents inédits, avec un montage sous amphétamines. On remarque que la star monopolise le propos, personne ne lui fait de l'ombre en étant plus de 30 s à l'écran. On ne voit à part Bowie que Brian Eno (difficile de faire autrement...), une photo de Lou Reed et ça ne parle pas d'Iggy Pop : WTF ??? A noter, par contre on voit plusieurs fois Catherine Deneuve, et même on la voit rouler une pelle à l'artiste ! (c'est pas pour de vrai, c'est dans le -très bon film- LES PREDATEURS). Bref, ça cause de sa carrière cinématographique, et en conclusion : regardez LES PREDATEURS (en plus y'a le groupe BAUHAUS dans le film).
Autre grand absent, son fils Zowie -Duncan Jones pour le commun des mortels- qui est un brillant réalisateur, auteur d'un de nos films de SF préféré : SOURCE CODE.

Un gros tas de films sont sortis / vont sortir sur V13 (le procès des attentats du 13 novembre), on y reviendra dans un article dédié.
Citons VIOLENT DELIGHTS (plus ancien et controversé), REVOIR PARIS, NOVEMBRE, VOUS N'AUREZ PAS MA HAINE et UN AN, UNE NUIT. Et enfin, à venir, “Tu me ressembles”, premier film de Dina Amer : inspiré de l’histoire vraie d’Hasna Aït Boulahcen, le film raconte d’abord le chemin de deux sœurs séparées par les services sociaux. En grandissant Hasna, l’aînée, prend un chemin différent de sa sœur et se retrouve mêlée aux attentats du 13 novembre.
On a vu les deux premiers. C'est bien, vraiment.

Bon, maintenant le petit passage obligé sur le continent LGBT...
Deux films : CLOSE, primé à Cannes et projeté au festival "vues d'en face" de Grenoble, et SEULE LA JOIE, tous deux sur les écrans actuellement.
Le premier raconte l'amitié exclusive -quasi particulière comme dirait l'autre- qui lie deux adolescents, relation qui va virer au drame.
Le second se passe dans une maison close en Allemagne et relate dans une ambiance documentaire plutôt linéaire et dépouillée l'histoire d'amour entre deux prostituées.

Ensuite, un autre biopic, mais politique celui-ci : SIMONE, LE VOYAGE DU SIECLE, une fiction non linéaire reprenant les moments marquants de la vie de Simone Veil, avec un casting à la hauteur.
Présentation : "Le destin de Simone Veil, son enfance, ses combats politiques, ses tragédies. Le portrait épique et intime d'une femme au parcours hors du commun qui a bousculé son époque en défendant un message humaniste toujours d'une brûlante actualité".

Pour finir, un très bon feel good movie, à savoir L'INNOCENT, film de Louis Garrel, avec lui-même, Roschdy Zem, Anouk Grinberg (vue y'a pas longtemps dans LA NUIT DU 12, ce bijou) et Noémie Merlant (qui sera à l'affiche de UN AN, UNE NUIT).
Le pitch : une bande de bras cassés de compétition va faire un braquage. Enfin, du moins essayer de faire...C'est autobiographique : la mère de Louis Garrel a ,comme le perso d'Anouk Grinberg, donné des cours de théâtre en prison et épousé un détenu.
Bref, c'est drôle, le casting est excellent -Noémie Merlant est au top-, le scénario est malin et plein de rebondissements, y'a des punchlines d'enfer, c'est pétillant, et surtout on s'amuse beaucoup. Et la BO vintage ajoute au charme du truc. On sent que les acteurs sont contents d'être là, se sont bien amusés et on partage ça avec eux, feel good on vous dit.

 

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