un peu d'art...

Publié le par martine chiorino

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Stéphane Thidet est un artiste contemporain français. Il vit et travaille à Paris.

Biographie

Diplômé de l’École supérieure d'art Le Havre-Rouen en 1996, il poursuit sa formation à l’École des beaux-arts de Paris dont il sort diplômé avec les félicitations du jury en 2002. Stéphane Thidet a également étudié à La Haye, ainsi qu'à New York.

Son travail multiforme inclut la sculpture et l’installation. Stéphane Thidet crée des univers où s’opèrent des décalages, des pas de côté. Ses œuvres mettent en scène sa vision de la réalité imprégnée de fiction et de poésie. Elles dévoilent une certaine perte d’innocence, une inquiétude, qui, par l’état de tension permanent qu’elles supposent, provoquent une agitation, un tumulte intérieur fécond. Les choses et les situations se soustraient à un usage habituel du monde au profit d’une réalité hybride, qui installe un jeu de lectures croisées.

La Crue
Divers sites / Diverses dates
Cette installation, réalisée à partir de techniques de charpente navale, mobilise l’imaginaire sur un mode mémoriel. Peintures romantiques, photographies des grandes crues des XIXe et du XXe siècles, ou encore reportages d’un passé récent sous l’angle du dérèglement climatique : des images déjà vues semblent ici sédimentées en un paysage parcellaire, en cours d’apparition ou en voie d’effacement. Depuis le milieu des années 1990, le lien avec la nature traverse tout le travail de Stéphane Thidet. La fiction du retour au sauvage ou encore la peur du déchaînement des éléments se retrouvent dans ses œuvres. L’artiste crée un sentiment d’étrangeté à partir de visions communes, par d’inquiétants décalages dans les habitudes de représentation. Il déstabilise ainsi les points d’ancrage et les refuges mentaux collectifs

Rideau
2020 / Place Graslin, Nantes
Oeuvre / Installation du Voyage à Nantes
Pour le théâtre Graslin à Nantes, Stéphane Thidet imagine Rideau, une immense chute d’eau recouvrant la façade du monument. Comme surgissant d’une corniche au-dessus de la colonnade, la cascade, dans un déluge incessant et bruyant, vient frapper dans sa chute les marches du théâtre pour venir ruisseler dans un immense bassin conçu comme une extension potentielle du monument datant de la fin du XVIIIe siècle. Ce gigantesque rideau d’eau, métaphore de l’accessoire théâtral qui masque l’artefact et dévoile le spectacle, renvoie autant à l’activité créatrice à l’intérieur du théâtre qu’au plan d’ensemble de la place, dessiné à l’époque par l’architecte Mathurin Crucy.

Publié dans art

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