quand l'art prend corps

Publié le par martine chiorino

quand l'art prend corps
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quand l'art prend corps

Le  VAN (Voyage à Nantes) a installé à Saint Nazaire une œuvre monumentale du duo d'artistes Daniel Dewar et Grégory Gicquel, à la sortie du port de Saint-Nazaire, dans la pince de crabe, juste devant le restaurant La Plage.

Nous avions déjà parlé d'eux, ils avaient déjà exposé pour le VAN, lisez notre article lien en bas.
Ils se sont distingués en réalisant une sculpture nommée "Gisant 175", un homme-grenouille gisant en dolérite, commande d'un collectionneur devant lui servir de pierre tombale, et récompensée par le prestigieux prix Marcel-Duchamp en 2012.

Baptisée Le Pied, le Pull-over et le Système digestif et composée de trois gigantesques sculptures, c'est la troisième œuvre du parcours d'art contemporain Estuaire qui sera accueillie à Saint-Nazaire après Suite de triangles de Felice Varini dans le port et le Jardin du tiers-paysage créé par Gilles Clément sur le toit de la base sous-marine.
La collection d’art contemporain Estuaire initiée en 2007 par Jean Blaise compte une trentaine d’oeuvres essentiellement entre Nantes et Saint-Nazaire.  Le pied, le pull et le système digestif sera la dernière oeuvre de cette collection. 
LIEN EN BAS catalogue des oeuvres.

Sur une plage de sable et de roches, cette nouvelle œuvre se compose de trois sculptures : un pied, un pull-over et un système digestif. Composés de larges blocs de béton sculpté et superposés les uns sur les autres. Les figures mesurent jusqu’à sept mètres de haut. Le pied humain est nu et posé à plat sur le sol. Il se situe à la frontière entre la terre et la mer. Le pull-over quant à lui est orné de torsades. Il s’érige sans corps et représente le besoin universel de se vêtir. Il est aussi un écho aux traditions des costumes et de la mode. Pour finir, le système digestif se dresse dans la profondeur du bassin. Cette créature étrange aux tubulures entrelacées représente l’image du monde intérieur et invisible en mouvements. La situation de ces œuvres permet qu’au gré des marées, les sculptures soient plus ou moins immergées.

Les deux artistes ont utilisé la technique du moulage et des blocs. Des moules dans lesquels on vient couler du béton permettent de réaliser les formes et les reliefs. Chaque sculpture est composée de plusieurs blocs qui seront assemblés sur place.

Daniel Dewar & Grégory Gicquel :
"Tels des fragments de corps, d’architecture ou de monuments portuaires, les 3 oeuvres dressent à l’échelle du paysage le portrait d’une civilisation moderne soumise à l’érosion et à la colonisation des éléments."

Vidéo lien en bas.

Publié dans art

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