c'est l'heure des bilans 2020...

Publié le par martine chiorino

c'est l'heure des bilans 2020...

Qu'est ce qu'on a vu de bon ?
Déjà, on a vu beaucoup de choses, car avec le confinement plus de sorties concert, de soirées jeux ni de repas chez les copains...Mais comme plus rien n'est tourné, on a revu beaucoup de séries.
Cette année pourrie 2020 a vu aussi la disparition de la star du petit écran Diana RIgg. C'est une bien triste nouvelle que le décès d'Emma Peel, héroîne de la série TV des 60's "the Avengers", en français "Chapeau melon et bottes de cuir" qui reste ma série fétiche de tous les temps. Brillante oeuvre pop qui s'inscrivait dans une tradition anglaise de qualité, avec d'autres séries so british comme "Le Prisonnier" ou "Dr Who". Diana Rigg a fait deux saisons seulement, mais cela reste son rôle iconique :  l'espionne Emma Peel, féministe, sexy, drôle et tellement bien habillée..
Bref, un des premiers persos dont j'étais amoureuse...
Elle est connue des jeunes générations pour son interprétation gouteuse à souhait de Lady Oleanna Tyrell, la reine des épines (
Queen of Thorns) dans Games of Thrones.


Voici notre florilège :

-LE JEU DE LA DAME (The Queen's Gambit)
C'est une
mini-série américaine en sept parties d'environ 56 minutes créée par Scott Frank et Allan Scott, adaptée du roman de Walter Tevis publié en 1983.
Cette fiction suit Beth Harmon, une prodige des échecs orpheline, de huit à vingt-deux ans, dans sa quête pour devenir la meilleure joueuse d'échecs du monde, tout en luttant contre des problèmes émotionnels et une dépendance aux drogues et à l'alcool. L'histoire commence au milieu des années 1950 et se poursuit dans les années 1960.
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-WORK IN PROGRESS
Improbable série gay voire queer faite avec des bouts de ficelle, WORK IN PROGRESS narre une tranche de la vie d'une femme homo (Abby McEnany dans un rôle semi-autobiographique) qui  entame une relation avec un homme trans (Theo Germaine, l’acteur·ice non binaire découvert dans The Politician).
Petite série indé coproduite par Lilly Wachowski elle a été imaginée par Abby McEnany, et est inspirée de sa propre vie. Celle qui se décrit dans la série comme une "vieille grosse gouine aux cheveux gris queer de 45 ans qui n’a rien fait de sa vie" va, grâce à sa rencontre avec Chris, un homme trans, avoir une nouvelle raison d’espérer. 
En dehors de l'aspect queer, encore rare sur les écrans, la série vaut par sa finesse d'écriture et sa drôlerie. Et on voit que, finalement, les sujets abordés confinent à l'universalité...Même si on en apprend sur les trans : d'ailleurs le pronom IEL est utilisé dans les sous titres, on progresse !
Bref, la vraie bonne surprise de l'année !

-DEAD TO ME
Série à classser quelque part entre Desperate Housewifes et Big Litlle Lies, DEAD TO ME saura vous séduire par sa petite musique bien à elle.
Jen Harding, agent immobilier, vient de perdre son époux dans un accident de la route avec délit de fuite. Elle élève seule ses deux enfants et tente de retrouver la piste du chauffard qui aurait tué son mari. Elle rencontre Judy Hale, une femme très différente d'elle, lors d’une séance d'un groupe de soutien face au deuil. Elles finissent par devenir amies et mais Judy cache des choses.
La  série est emmenée par un bouquet d'excellents comédiens : Christina Appelgate (MARIES DEUX ENFANTS) est Jen Harding, Linda Cardellini (URGENCES) est Judy Hale, James Marsden (films les X-men, WESTWORLD) est le petit ami de Judy.
Les deux comédiennes principales se moulent parfaitement dans des personnages qu'on dirait écrits pour elles. Linda Cardellini -qu'on avait adorée dans URGENCES- est absolument parfaite en pseudo évaporée qui attire les ennuis tel un paratonnerre. Et même si les ficelles scénaristiques sont usées, on se laisse prendre aux développements et cliff hangers haletants. Tout ça fonctionne très bien et propose de joyeux moments très WTF mais aussi de vrais moments de grâce et d'émotion sur l'amitié, l'amour, le souvenir, la perte et le deuil.
Bref, une série mineure qui se détache du lot par des moments brillants et un improbable mais efficace duo féminin.

-THIS IS US
C'est une série américaine en 5 saisons.
Il y a statistiquement 18 millions d'êtres humains qui partagent le même jour d'anniversaire dans le monde. Mais il existe une famille dont 4 membres partagent la même date d'anniversaire.
La série suit la vie de deux frères et d'une sœur, Kevin, Randall et Kate ainsi que de leurs parents, Jack et Rebecca Pearson. L'action se déroule en 2016-2018 et utilise des
flashbacks pour montrer la famille à divers moments du passé. Kevin et Kate sont les deux enfants survivants issus d'une grossesse triple. Estimant qu'ils devaient avoir trois enfants, Jack et Rebecca ont décidé d'adopter dans leur famille blanche Randall, un enfant afro-américain né le même jour et abandonné.
Adulte, Kate vit à
Los Angeles, Randall et sa famille sont dans le New Jersey, et Kevin a déménagé de Los Angeles à New York. Randall est un brillant opérateur de marché de dérivés climatiques qui a effectué des recherches afin de retrouver son père biologique, et hésite à le rencontrer. Kevin est un jeune acteur qui s'interroge sur sa carrière et son rôle dans une série télévisée à succès, The Manny. Kate a des problèmes de poids et enchaîne divers régimes.
La série vaut par son écriture fouillée (récit multidimentionnel, flashbacks, éllipses) et son empathie envers ses personnages finement dessinés. Entre le soap mélodramatique et la comédie sentimentale, THIS IS US navigue sans écueil.
Les dialogues sont brillants, le casting impeccable et la BO parfaite (de Sujfan Stevens à Stevie Wonder, en passant par Wilco, Nick Drake et Blind Faith).
Bref, une série subtile.

-10 %
On a continué à regarder (et revoir) cette série française maline et souvent hilarante, avec (c'est le principe) une floppée de guests hallucinante, puisque la série raconte la vie d'agent.e.s de comédien.ne.s (les fameux 10 % sont ce qu'ils touchent sur les cachets des artistes).
A noter qu'on y trouve le couple lesbien (avec enfant) du PAF français : Andrea, agente et Colette, inspectrice des impôts. On croise donc Isabelle Huppert (très drôle), Cécile de France, Jean Dujardin (à fond), Fabrice Lucchini, Isabelle Adjani, Monica Bellucci (très bon arc), Dany Boon, Béatrice Dalle, Charlotte Gainsbourg et même Sigourney Weaver...

-MANDALORIAN
Sequel de l'univers Star Wars avec le très hot Pedro Pascal (Oberyn Martell dans GoT) mais en fait on ne le voit jamais, quelle tristesse !
Deux saison sont sorties, entre récit d'aventure classique et western galactique (poussiéreux comme il se doit). Ca se laisse voir, et c'est plutôt amusant et subtilement décalé. Réalisation, décors, costumes sont aux petits oignons.
Ca me fait un peu penser à Lone Wolf and Cub, manga et série de films (ce qui est plutôt une bonne référence).

-(livre et) série TV THE TERROR saison 1 :
L'une étant tirée de l'un, autant faire un vol groupé. Le titre des deux est le nom d'un des deux vaisseaux de la mythique expédition Franklin qui devait découvrir le passage du nord ouest (disparue à la fin du XIXème corps et âmes-128 âmes quand même), très pertinent car il s'agit bien là d'horreur.
POUR EN SAVOIR PLUS SUR L'EXPEDITION FRANKLIN LIEN ARTICLE EN BAS
Le livre de Dan Simmons est un pavé de 1000 pages paru en France en 2008. Il a eu le prix Bob Morane et le International Horror Guild award.
Dan Simmons, il faut le préciser, n'est pas un perdreau de l'année : c'est un écrivain américain bardé de prix, connu principalement pour ses romans de science-fiction, en particulier le cycle "Hypérion", plus de 1 million d'exemplaires vendus.
La série TV comprend 10 épisodes d'environ 1 H, fidèles au livre.

Pitch :  L'expédition bloquée par les glaces voit une créature mystérieuse s'attaquer aux membres d'équipage. Elle fauche les uns après les autres les malheureux marins et entraîne leurs corps mutilés sous la glace pour les dévorer.
Dan SImmons a fait là un très bon travail de documentation, que cela soit sur l'expédition elle-même, la marine à voile ou le mode de vie Inuit, il connait son sujet sur le bout des doigts.
L'ensemble des faits décrits (hors la partie fantastique) sont exacts historiquement, c'est très fidèle à ce que l'on sait de l'expédition. Tous les indices patiemment réunis par les chercheurs depuis des années sont ainsi réutilisés avec minutie : les dates et les mouvements de l'équipage correspondants, les tombes des trois marins morts, les traces retrouvées sur des os et suggérant que certains des survivants se seraient livrés au cannibalisme, la forte exposition au plomb révélée par les prélèvements effectués sur les corps retrouvés...
Mais son ouvrage reste une fiction, un vrai roman d'aventure épique avec des personnages bien présents et traités avec réalisme, ce qui rend le roman si poignant car on ne peut que s'attacher aux protagonistes. Le personnage féminin fictif de l'histoire, Lady Silence, une inuit, par son nom et sa description est un personnage clé. Lady Silence est le seul personnage féminin à intervenir directement dans l’intrigue. Le poids des femmes absentes est assez bien mis en scène par Simmons : Lady Franklin, la toute jeune femme de Franklin et le souvenir fantomatique et douloureux du grand amour de son adjoint Crozier.
La série est produite par rien moins que Ridley Scott et Dan Simmons himself. Elle reprend la trame du livre. Elle est très bien filmée, la photo est superbe, les effets spéciaux pour les décors tous créés sur ordinateur sont bons : les mêmes méthodes ont été employées que pour le tournage du film Seul sur Mars. Les comédiens sont très bons. On retrouve des têtes connues pour les premiers rôles : Jarred Harris (Fringe, Mad men, Chernobyl) est Francis Crozier commandant du Terror, Tobias Menzies ( Edmund Tully dans Game of Thrones, Outlander) est James Fitzjames commandant de l'Erebus et Ciarán Hinds (Mance Ryder dans Game of Thrones, Rome) joue Franklin.
Bref, un récit survival mais pas que ou le mélange des genres (historique/exploration et horreur) que l'on pouvait penser improbable fonctionne parfaitement bien, avec un petit côté mystique et une réflexion sur le colonialisme et les minorités (femmes, inuits). Il est quand même important de remarquer que la découverte des épaves des bateaux dans la réalité a été possible grâce aux récits des Inuits, récits ignorés pendant des dizaines d'années par les blancs qui cherchaient des traces de l'expédition car considérés comme des "fables".
Donc : à voir, à lire !

-THE UMBRELLA ACADEMY saison 2
Petit rappel saison 1:
Sept enfants, Vanya, Luther, Diego, Allison, Klaus, Ben et "Five", nés tous le même jour au même moment (de femmes qui n'étaient pas enceintes) et possédant des super pouvoirs, sont adoptés par Sir Reginald Hargreeves, un milliardaire mystérieux et forment un équipe de justiciers. Un des enfants (qui a disparu entre temps) n'a pas de nom et n'est connu que comme "Five", "numéro 5", il possède la capacité de faire des sauts temporels. Le numéro 7 est attribué à Vanya qui, elle, ne semble pas avoir de capacité particulière et ne participe donc pas aux aventures de l'académie. Un (Ben) est mort avant que la série ne débute. Assez classiquement, cette bande de losers (tous ont des problèmes divers et variés) va devoir sauver le monde de l'apocalypse, mais une espèce de police du temps (la commission) veille au grain et envoie des tueurs (à têtes de peluches) pour s'occuper de l'académie.
Nous retrouvons donc pour la saison 2 notre équipe de super héros ratés (de vrais bras cassés) propulsée à Dallas dans le passé (ou plutôt des moments du passé différents), au début des années 60, suite à la fin du monde...Vu le lieu et la date, on se doute de ce que va être le point central de l'histoire : l'assassinat de Kennedy. On va retrouver assez rapidement et fidèlement les protagonistes de l'évènement, et les faits et lieux historiques (sauf les Zapruder devenant les Frankel).
Si vous n'êtes pas au point sur la mort de JFK (par exemple si vous ne savez pas ce que sont les Zapruder), une petite révision s'impose avec le livre de Jim Garrison "JFK affaire non classée" ou le film d'Oliver Stone, basé sur le bouquin.
Chacun, isolé, va composer avec sa situation et essayer (avec plus ou moins de bonheur, parfois ça va sacrément foirer) de s'adapter à sa nouvelle vie (et au contexte social, difficile avec la ségrégation pour la black de l'équipe), tout en connaissant le futur (enfin, leur passé...bref). Certains (enfin, certaines) vont même rencontrer l'amour. La saison va particulièrement s'intéresser à Vanya, qui va vivre une histoire d'amour avec une femme. La série avait déjà avec le flamboyant Klaus un perso gay/queer.
Pour numéro 5, l'important est de rassembler ses frères et soeurs pour empêcher une guerre nucléaire dans un futur alternatif, même si on sait bien (en tant que fan de SF) que changer le passé met en péril le futur, voire sa propre existence, et que le moindre battement d'aile de papillon, bref, vous connaissez la suite : le plus petit changement peut avoir des conséquences dramatiques / à grande échelle...Bref, il va ENCORE falloir pour l'académie essayer de sauver le monde, même si la première mouture du truc n'a pas été une franche réussite dans la saison 1.
Comme dans la saison précédente, c'est vraiment gouteux, bien écrit, bien filmé, les persos ont de l'épaisseur, le casting emmené par Ellen Page est nickel, la reconstitution historique est parfaite (costumes et accessoires sont raccord), et le tout est enrobé dans une bande son d'exception. Et c'est souvent drôle et touchant, et définitivement gay friendly !
Ne passez pas à côté, c'est vraiment très bon !

-STAR TREK PICARD
27 ans après la fin de "The Next Generation", et 18 ans après sa dernière apparition en tant que Jean-Luc Picard dans le film "Star Trek : Nemesis", Sir Patrick Stewart renoue avec la saga "Star Trek" et le rôle du capitaine/amiral Picard.
Au niveau chronologique, Picard se déroule à la fin du XXIVème siècle, 142 ans après la saison 2 de Discovery, mais parce que le USS Discovery saute de 930 ans dans son propre futur, Picard se passe en fait 788 ans avant Discovery saison 3. C'est rare de trouver ainsi une série soeur d'une autre série qui en soit à la fois le prequel et le sequel, selon les saisons.
Vingt ans après sa retraite forcée, Jean-Luc Picard reçoit une demande d'aide de la part d'une jeune femme, Dhaj, poursuivie par des inconnus vindicatifs, genre une bande de ninjas. Cela force l'ancien capitaine de l'Enterprise à sortir de son isolement pour percer les secrets de son ami androïde Data, qui s'est sacrifié pour lui dans le film Star Trek : Nemesis. Sorti de sa retraite -il élevait du vin, le château Picard, en  France- Picard va donc devoir sauver le monde, voire l'univers connu, à notre graaaaande surprise. En effet, la structure de l'univers Star Trek, la partie que nous en connaissons du moins, a été endommagée. Et les solutions trouvées pour tenter de tout reconstruire n'ont pas marché, ou ont été malhonnêtes ou destructrices.
Dans tout cela, nous allons retrouver des personnages connus : Seven of nine la Borg découverte dans Voyager jouée par Jeri Ryan, Data l'androïde imperturbable joué par Brent Spiner, William Riker son ex "numéro un" (entendez second sur le vaisseau) joué par Jonathan Frakes et Deana Troi la bétazoide jouée par Marina SIrtis. Mais toute une floppée de petits nouveaux, dont la fameuse Dahj, vont faire leur apparition.
Ca vaut quoi :
Déjà, gage de qualité, c'est écrit par des gens comme Alex Kurtzman (qui a co-écrit les films Star Trek et Star Trek Into Darkness de J. J. Abrams, donc connait l'univers, et également écrit l'improbable Cowboys et Envahisseurs de Joel Favreau, et enfin co-créé la superbe série de SF Fringe) ou Michael Chabon (écrivain à succès : les mystères de Pittsburgh, les extraordinaires aventures de Kavalier et Klay -prix Pulitzer-, le club des policiers yiddish - triple hit avec les prix Nebula, Locus et Hugo).
Après, c'est plein de twists avec des Borgs ou du moins un vaisseau Borg (sachant que frayer avec les Borgs n'est jamais une bonne idée, vu que ce sont parmi les créatures de SF les plus effrayantes jamais inventées), des romuliens et même une bombe romulienne, des jumelles monozygotes (enfin, faut voir...), des peintures à l'huile, un chien, et du thé earl grey.
D'après les créateurs, il n'est pas indispensable d'être un Trekkie
pour suivre la série. Un « trekkie » est un fan de la série Star Trek, ce mot a été utilisé dès fin des années 1960 par Gene Roddenberry lui-même, et se trouve même dans le Oxford English Dictionary. Mais cela peut aider d'avoir vu Discovery, vu que les évènements décrits dans Picard se déroulent après la saison 2 de Discovery, même si (Alex Kurtzman dixit) il n'y a pas de vrai cross-over entre les deux séries. Sinon, pour le reste, Wikipédia est votre ami pour en savoir plus sur les Borgs, en particulier pour découvrir le personnage très attachant qu'est Seven of Nine, connaitre Data et les circonstances de sa disparition (peut on parler de mort ?) ou sa fille.
Ou alors vous pouvez aussi aller regarder les séries Voyager (avec l'impeccable Kate Mulgrew, revue avec bonheur depuis dans OITNB, en Capitaine Janeway) et the Next Generation, c'est mieux en fait, regardez déjà TNG !

Sinon c'est plutôt bien filmé et bien interprété.
Maintenant, c'est un feuilleton mais ça ne se finit pas (un peu comme le sequel de L Word) c'est énervant. Et
Patrick Stewart est vraiment âgé, du coup le tout manque de rythme car il ne peut suivre physiquement.
On attend la suite...

-HAPPY VALLEY
Revisionnage en binge-watching de la série policière anglaise (2 saisons) avec de vrais persos à la Ken Loach ou peu s'en faut.
Pendant deux saisons en feuilleton (ça se suit, faut commencer par le début et tout voir dans l'ordre), on suit les aventures de Catherine Cawood (excellente Sarah Lancashire), 47 ans, sergent de police, divorcée. Elle héberge sa soeur alcoolique avec qui elle élève son petit fils car sa fille s'est suicidée 8 ans plus tôt. Elle apprend que Tommy Lee Royce, l'homme responsable de ce suicide, sort de prison, ayant purgé une peine pour d'autres faits. Elle devient obsédée par l'idée de se confronter à lui, ignorant qu'il est impliqué dans l'enlèvement d'une jeune femme afin d'obtenir une rançon.
Voilà une des séries british (en fait, notre préférée dans le genre) avec des rôles féminins qui dépotent comme  NO OFFENCE (avec l'excellentissime Joanna Scanlan), UNFORGOTTEN avec Nikola Walker, BROADCHURCH avec l'oscarisée Olivia Colman, ENQUETES CODEES (THE BLETCHEY CIRCUS) avec entre autre Sophie Rundle (GENTLEMAN JACK), et donc GENTLEMAN JACK. C'est très bien écrit, sans fioriture, près de l'os. Une étude de genre ou l'on voit les personnages se tortiller sous la loupe du réalisateur. Quasi documentaire, les rares scènes de violence en deviennent très impressionnantes.
Casting impeccable, récit solide, personnages avec une vraie épaisseur : ne passez pas à côté.

-THE END OF THE F*** WORLD Saison 1
La saison 2 est arrivée en 2019 deux ans après le premier volet !
Il s’agit de l’adaptation du roman graphique éponyme de Charles Forsman (2013).
Deux ados largués et bizarres fuguent ensemble...
James, âgé de dix-sept ans et vivant seul avec son père veuf, se présente comme un psychopathe. Il tue régulièrement des animaux comme passe-temps, mais à force, ça l'ennuie. Il décide donc d'essayer avec un humain. Il choisit Alyssa, une camarade de lycée désabusée qui a ses propres problèmes, notamment une mère paumée et un beau-père aux mains baladeuses. Pour satisfaire son envie d'aventure et fuir son quotidien, elle lui propose de fuguer ensemble. James accepte, voyant là un moyen de la tuer. Commence alors un road trip en Angleterre.
Petits moyens mais grande réussite pour ce bijou iconoclaste. Maline et pas du tout trash alors que le pitch le laissait présager, cette série au casting brillant et à l'écriture resserrée est so british par bien des aspects.
Ne passez pas à côté, c'est notre chouchou de l'année !

-ORANGE IS THE NEW BLACK l
La série carcérale par excellence a tiré sa révérence au bout de 7 saisons l'été 2019. Quelle tristesse pour une grande série féminine, féministe et LGBT friendly surtout bien entendu.
Basée sur le bouquin de mémoires du même nom écrit par Piper Kerman, elle raconte la vie d'un groupe de détenues dans une prison américaine.

Piper Chapman est incarcérée à Litchfield, une prison de sécurité minimale pour quinze mois car elle a transporté une valise d'argent issue du trafic de drogue, pour son amante Alex Vause. Elle tente de se faire à la vie en prison, entre le clanisme, les réseaux et les fortes personnalités des autres détenues.
Une série chorale bien scénarisée, bien jouée, avec un casting idéal, et qui aborde de nombreuses problématiques sociales et critique ouvertement la politique intérieure américaine. Parfois drôle et souvent touchante, une série addictive qui, bien loin des poncifs du genre carcéral, nous propose une galerie de personnages attachante.

A binge-watcher absolument et idéalement !
On retrouve au casting Kate Mulgrew, l'inoubliable Capitaine Janeway de Star Trek Voyager, toujours géniale ici.

Accessoirement, si vous aimez cette série, regardez les Condamnées (Bad Girls en VO) la série anglaise à laquelle OITNB doit vraiment beaucoup.

Ca nous est tombé des mains :
-La casa de papel ou La Maison de papier est une série télévisée espagnole en deux saisons qui ont été redécoupées par Netflix, difficile parfois de s'y retrouver...
Nous on a trouvé ça un peu faiblard au niveau formel, essayez là et faites vous votre opinion !
Le pitch :
Un homme mystérieux, surnommé le Professeur (El Profesor), planifie le meilleur braquage jamais réalisé. Pour exécuter son plan, il recrute huit des meilleurs malfaiteurs en Espagne qui n'ont rien à perdre. Le but est d'infiltrer la Fabrique nationale de la monnaie et du timbre afin d'imprimer 2,4 milliards d'euros, en petites coupures de 50  et cela en moins de onze jours, sans verser une goutte de sang – malgré la présence de 67 otages, dont la fille de l'ambassadeur du Royaume-Uni.
-The Boys
Trash (ultra trash même par moment) et vaine la série de super héros qui ne dit rien mais de façon gore et méchante. Bref, un catalogue de scènes visant à choquer le bourgeois pour une série qui se révèle au final très normative dans son propos. Mais c'est quoi en fait le propos derrière une surenchère gratuite de situations à gerber qui en deviennent ridicules ?
N'arrive pas à la cheville d'Umbrella Academy.
A éviter.

Dans le viseur :
-WESTWORLD saison 2
-THE END OF THE FUCKING WORLD saison 2
-WE ARE WHO WE ARE, série queer de Luca
Guadagnino, le réalisateur italien de Call Me by Your Name, film gay.
-MS AMERICA avec Cate Blanchett, nous en avons déjà parlé.
-GREEN LANTERN l'univers DC s'étend...nous en avons déjà parlé.

Publié dans série

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