(jeu#106) et MP#69 the underground railroad...

Publié le par martine chiorino

(jeu#106) et MP#69 the underground railroad...
(jeu#106) et MP#69 the underground railroad...

Colson Whitehead vient de recevoir un prix Pulitzer avec son roman Nickel Boys, qui raconte l'histoire d'Elwood Curtis, envoyé du fait d’une erreur judiciaire dans une maison de correction cauchemardesque (inspirée d'un vrai institut), et qui n’attend rien d’autre que de pouvoir en sortir. C'est son second prix, il rentre ainsi dans un club très fermé avec Booth Tarkington, William Faulkner et John Updike.
(lien en bas pour en savoir plus)

Il a déjà à son actif une quinzaine de livres, qui réfléchissent à l’identité et aux traumas collectifs américains. Il y a quatre ans, le plus connu d’entre eux, Underground Railroad, a été un succès mondial et un vrai phénomène éditorial.
Grande fresque historique de l’Amérique de la ségrégation, le roman raconte la traque de deux esclaves en fuite vers les états libres du nord via un réseau clandestin, le fameux Underground Railroad du titre. Il obtient le National Book Award for Fiction, un Pulitzer, s’écoule à plus d’un million d’exemplaires, devient le livre de chevet d’Obama et voit ses droits acquis par le cinéaste oscarisé Barry Jenkins.

Le Underground Railroadchemin de fer clandestin était un réseau de routes clandestines utilisées par les esclaves noirs américains avec l'aide des abolitionnistes qui adhéraient à leur cause pour se réfugier au-delà de la ligne Mason-Dixon et jusqu’au Canada : l'Amérique du Nord britannique, où l'esclavage est aboli, est une destination courante, puisque sa longue frontière offre de nombreux points d'accès. Le terme s'appliquait également à tous ceux qui aidaient les fugitifs : aux abolitionnistes, aux noirs, aux blancs, aux personnes libres ou aux esclaves. Le réseau aujourd'hui connu sous le nom de Underground Railroad a été formé au début du XIXe siècle et, c'est entre 1850 et 1860 qu'il est le plus performant. Environ 100 000 esclaves se seraient échappés grâce au « Railroad ».
A New York ou Boston, des statues célèbrent les acteurs de l’Underground Railroad. A Cincinnati (Ohio), un musée lui est dédié depuis 2004.
Lire aussi : "Le Récit de William Wells Brown, esclave fugitif, écrit par lui-même" publié en 1847 aux Etats-Unis et traduit en français en 2012 (Presses universitaires de Rouen et du Havre).
(lien en bas pour en savoir plus)

Et, bien sur, parlons de l'excellent jeu de société sur le sujet.
FREEDOM : LE CHEMIN DE FER CLANDESTIN
un poids de 2,91 / 5 sur BGG
pour 1 à 4 joueuses
une durée de 1 à 2 heures

Que voilà un excellent jeu historique, qui se déroule au XIXème. Le thème est l’abolition de l’esclavage.
Dans Freedom, vous incarnez des abolitionnistes cherchant à obtenir du soutien mais surtout, à libérer des plantations de coton un nombre prédéfini d’esclaves, en les amenant jusqu’au Canada. Le nombre de tours de jeu sera limité et chacun devra faire face aux dangereux chasseurs d’esclaves, en mouvement perpétuel. A chaque tour de jeu, des cartes permettront d’influencer la partie mais aussi de retracer les éléments historiques du mouvement abolitionniste. Des émeutes de Farren à l’emblématique Abraham Lincoln, Freedom est une vraie expérience ludique.
Voici un coopératif excellentissime, très documenté, avec une superbe iconographie,
des tas de données historiques, des bios des personnages, etc.
Le jeu est simple à prendre en main. Les mécanismes sont classiques et efficaces (placement, gestion de main). Le matériel est très soigné.
Multi primé et reconnu, c'est une vraie expérience ludique, une espèce de Rolls Royce du jeu historique : superbe !
Se joue très bien en solo.
Pour la petite histoire Freedom est utilisé dans certaines écoles aux USA, pour aborder avec les enfants cette période de l’histoire.
(liens en bas pour une vidéorègle et une critique détaillée du jeu)

(jeu#106) et MP#69 the underground railroad...

Harriet Tubman est une célèbre militante noire en faveur de l'abolition de l'esclavage des afro-américains, puis militante antiraciste et féministe. Victime de graves sévices alors qu'elle est elle-même réduite en esclavage, elle réussit à s'enfuir et aide par la suite de nombreux esclaves à s'évader. Ses actions lui valent les surnoms de Moïse noire, Grand-mère Moïse, ou encore Moïse du peuple noir.
Son portrait devait initialement figurer sur le billet de 20 $ à partir de 2020, ce qui aurait fait d'elle la première personnalité noire ainsi honorée. Le projet est toutefois reporté par Donald Trump.

Publié dans jeu, lecture

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