(jeu#101) ils existent, ce sont les catalystes...

Publié le par martine chiorino

(jeu#101) ils existent, ce sont les catalystes...
(jeu#101) ils existent, ce sont les catalystes...

Localisation en français de CATALYST, un jeu de combinaison de cartes pour 2 à 4 joueurs et une grosse demie heure, du mystérieux Permar Rodaser qui n’est qu'un pseudo combinant les prénoms des 4 auteurs (Per Abrahamsson, Martino Chiacchiera, Roberto Corbelli, David Frökmark et Sergio Roscini), et illustré assez joliment par Yann Tisseron.

C'est une belle édition faite par Atalia, avec une boite pas grande et bien remplie, du matériel de qualité, un livret de règles parfaitement rédigé (c'est pas si courant) et une direction artistique originale : l'ambiance est clockpunk.
Faisons un petit apparté : le clockpunk est un sous-genre de la SF, de type rétrofuturiste, qui se passe dans une renaissance uchronique. La technologie y est non pas basée sur la vapeur (comme pour le steampunk, qui lui se déroule 5 siècles plus tard) mais sur les engrenages et les ressorts.
Il existe très peu de jeu clockpunk/steampunk citons en des bons pour ceux que cela intéresse : IMAGINARIUM, SPYRIUM, GEARWORLD, THE WORLD OF SMOG, LA NUIT DES VOLEURS, GEARWORKS, VICTORIAN MASTERMINDS, STEAM TIME, EDGAR ET LUCIEN, KORYO, CELESTIA.

Nous voici donc dans un passé alternatif ou des personnages dotés de pouvoirs, les catalystes, peuvent utiliser une nouvelle source d'énergie.

Le jeu est très vite installé : un ligne d'achat avec les catalystes (de 4 couleurs différentes, et de valeurs allant de 1 à 5), des bâtiments (des mêmes 4 couleurs), des pièces, des jetons bonus de deux types, et une carte objectif (commune à tous les joueurs).

Vous allez devoir acheter des bâtiments et recruter des catalystes en payant en pièces et utiliser leurs pouvoirs. A votre tour vous faites une action parmi 3 : prendre des sous, recruter un catalyst, activer un catalyste qui sera défaussé à la fin de votre tour (si il est attribué à un bâtiment, vous pouvez aussi activer celui-ci).
Pour acheter un bâtiment, il vous faut activer un catalyste ayant ce pouvoir. Il est très intéressants d'avoir des cartes bâtiment car, contrairement aux catalystes, elles ne sont pas défaussées : une fois que vous les avez achetées, vous pouvez bénéficier de leurs effets tout le reste de la  partie. Elles vous donnent aussi des bonus en fin de partie grâce à la carte objectif.

Les jetons bonus "lanternes" vous permettent d'activer un catalyste, c'est là tout le sel du jeu : arriver à faire des actions en cascade à votre tour en activant plusieurs catalystes.

Le gagnant est celui qui a obtenu le plus de points, essentiellement grâce aux valeurs des catalystes que vous avez recrutés, plus bonus et objectifs.

C'est un jeu idéal pour se lancer dans la combo de cartes, vite installé et simple à prendre en main : les règles sont d'une clarté exemplaire. La direction artistique est convaincante : on adore l'ambiance clockpunk. Le matos est de qualité : les jetons et pièces sont en carton épais, les cartes sont grandes et toilées, et la boite n'est pas pleine de vide ! On aime aussi beaucoup le système de ligne d'achat (classique mais efficace, comme dans L'AGE DE PIERRE ou LA VALLEE DES MARCHANDS) qui modifie la valeur des cartes selon leur emplacement : faut il attendre pour économiser au risque de voir la carte que l'on convoitait nous passer sous le nez...
Le jeu est nerveux et se joue très vite, bref, le tout mérite le détour.

Et une ch'tiote vidéo pour voir tout ça en détail :

Publié dans jeu

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