une journée gaie !

Publié le par martine chiorino

une journée gaie !
une journée gaie !

La Journée internationale contre l’homophobie et la transphobie, a lieu chaque année le 17 mai. C’est un événement rassembleur et un moment de convergence des actions de lutte menées contre l’homophobie et la transphobie.

Cette initiative vient du Québec où la Fondation Émergence lance en 2003 la première journée nationale contre l'homophobie. Par la suite elle a été reprise par le Français Louis-Georges Tin, président du Comité IDAHO (nom de la journée en anglais, International Day Against Homophobia and Transphobia).

La Journée Mondiale de Lutte Contre l’Homophobie et la transphobie a pour but d’articuler action et réflexion afin de lutter contre toutes les violences physiques, morales ou symboliques liées à l’orientation sexuelle ou à l’identité de genre.
Elle entend susciter, soutenir et coordonner toutes initiatives contribuant à l’égalité entre les citoyens en la matière, et cela dans le plus de pays possible.

Dans 72 états au moins, les actes homosexuels sont condamnés par la loi (Algérie, Sénégal, Cameroun, Ethiopie, Liban, Jordanie, Arménie, Koweït, Porto Rico, Nicaragua, Bosnie...) ; dans plusieurs pays, cette condamnation peut aller au-delà de dix ans (Nigeria, Libye, Syrie, Inde, Malaisie, Cuba, Jamaïque...) ; parfois, la loi prévoit la détention à perpétuité (Guyana, Ouganda). Et dans une dizaine de nations, la peine de mort peut être effectivement appliquée (Afghanistan, Iran, Arabie Saoudite...).

En Afrique, récemment, plusieurs présidents de la république ont brutalement réaffirmé leur volonté de lutter personnellement contre ce "fléau" selon eux "anti-africain ". Dans d’autres pays, les persécutions se multiplient. Au Brésil par exemple, les Escadrons de la mort sèment la terreur : 1960 meurtres homophobes ont pu être recensés officiellement entre 1980 et 2000. Dans ces conditions, il paraît difficile de penser que la "tolérance" gagne du terrain. Au contraire, dans la plupart de ces Etats, l’homophobie semble aujourd’hui plus violente qu’hier. La tendance n’est donc pas à l’amélioration générale, tant s’en faut.

Le président de SOS Homophobie se dit préoccupé de la situation."Face à ce constat, il faut la mobilisation de tous et de toutes pour éradiquer la haine homophobe" et "mieux prévenir l’homophobie, notamment dès le plus jeune âge". 

"Pédé", première insulte dans les cours de récréation

La parole se libère. Les témoignages émanent essentiellement d'hommes âgés de 25 à 50 ans. Ils racontent leurs agressions. Et sous ce terme assez générique d'actes homophobes se cachent plusieurs réalités.  L'homophobie ça va des insultes, moqueries, brimades jusqu’à l’agression en passant par la discrimination au travail ou a l’école.  

"Pédé" reste la première insulte prononcée dans les cours de récréation en France. Les insultes émanent des élèves mais pas seulement. Certaines proviennent des professeurs eux-mêmes. (nr : et ça ça craint doublement!)

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