attestation, vous dites...

Publié le par martine chiorino

attestation, vous dites...
attestation, vous dites...

Vous pensez que l’autorisation de sortie date de 2020 ?!
Que nenni !

Une info trouvée sur le net et complétée par le Huffington Post.

Voici une superbe attestation de sortie datant de 1720, pendant la peste.
Attestation de la ville de Remoulins dans le Gard, v
endue par la librairie parisienne Traces Écrites et partagée mercredi 22 avril par Jérémie Ferrer-Bartomeu, docteur en histoire, diplômé de l’École des Chartes et enseignant-chercheur à l’université de Neuchâtel en Suisse.

Elle autorise le déplacement d’un certain Alexandre Coulomb pour rejoindre la ville de Blauzac depuis la localité de Remoulins, dans le Gard, dont les armes ornent le haut de la feuille. Et atteste qu’il n’y a dans ce lieu, “aucun soupçon de mal contagieux”.

A l’époque une épidémie de peste partie en 1720 du port de Marseille qui fit plus de 100.000 morts. “Les épidémies de peste et de choléra sont endémiques à cette époque”, raconte Jérémie Ferrer-Bartomeu. “L’encadrement médical était très faible, donc il n’y avait pas d’autres choix que d’interdire les déplacements. On a même tenté de confiner la ville de Marseille, comme l’évoque Marcel Pagnol dans Les Pestiférés.”

Si ce document daté d’il y a 300 ans surprend de par son écho avec notre quotidien de confinés, il est pourtant plutôt commun à l’époque, avance l’historien. “Ces attestations de déplacement sont relativement courantes du XVIe au XVIIIe siècle. Les mobilités sont contraintes, les habitants ne se déplacent pas et ne passent pas les portes des villes comme ils veulent”, poursuit Jérémie Ferrer-Bartomeu. 

“Le caractère officiel de ce document, imprimé puis complété de façon manuscrite, montre que la situation est grave”, et Alexandre Coulomb ne se déplace certainement pas “par plaisir” mais plutôt pour demander de l’approvisionnement à ses confrères de Blauzac ou évoquer la question de la sûreté des rues.
“En contexte épidémique, se déplacer sans attestation pouvait aller jusqu’à la mort. Si le territoire était mis en quarantaine, vous pouviez être fusillé ou pendu”, assure Jérémie Ferrer-Bartomeu.

 

 

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