corona... : billet d'humeur #1

Publié le par martine chiorino

corona... : billet d'humeur #1

à défaut d'humour...

petit journal de confinement J1

Nous avons eu notre première panne d'électricité hier au soir, ça commence.
Là, adieu les plaques vitro-céramiques et consoeurs pour faire à manger.
Mais dans un esprit survivaliste hélas en phase avec l'air du temps, nous avons des bougies (plein) et des piles pour la lampe de poche quasi neuve. Nous avons aussi la chance de ne pas utiliser l'électricté pour la cuisinière, ni être reliées au gaz de ville et d'avoir une bonne vieille bouteille de gaz en métal, pleine car nous venons de la changer.
Nous allons ainsi tou.s.tes réapprendre la vertu du DIY et garder le plus longtemps nos objets du quotidien, les réparer, les choyer et les économiser. C'est bien.
Si un truc tombe en panne, ça veut dire sortir, ce qu'il ne faut PAS faire, et faire livrer ça veut dire tout désinfecter.
Car les chercheurs pensent pour le moment que le coronavirus peut survivre jusqu'à trois heures dans l'air, 4 heures sur une surface cuivrée, 24 heures sur du carton, et jusqu'à cinq jours sur du plastique ou de l'acier inoxydable.
Donc vos boites de conserve en acier, même livrées : hop ! javel, et ouvrir les cartons avec des gants et les laisser là. Et désinfecter les gants. C'est sans fin...
Ce matin des ouvriers sont passés vérifier les égouts dans notre rue et l'un d'un toussait à pierre fendre, son collègue avait une écharpe en laine devant la bouche. C'était terrifiant. Et du coup toute notre rue est potentiellement enduite de virus...Bref, ne pas travailler quand on est malade est l'option à privilégier en temps normal, mais en ce moment c'est vital...
Nous habitons vers une sortie d'autoroute et pour l'instant le bruit de la circulation n'a pas diminué, les gens se déplacent.
La fédération française de la montagne et de l'escalade a envoyé un message à ses adhérents, dont nous sommes, étant dans les Alpes, pour dire que toute activité était annulée, bien entendu, et pour exhorter les pratiquants à ne plus sortir malgré le beau temps car en cas d'accident ils ne seront pas prioritaires aux urgences.
C'est pareil pour les enfants : il faut limiter les activités physiques car la moindre jambe cassée, ou tout accident bénin en temps normal, risque de se transformer en cauchemar d'ici peu.
Pas ou peu de possibilité de se faire soigner à terme, sans compter que fréquenter les urgences en ce moment est à éviter...
Voilà.

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