séance ciné à ne pas rater !!!

Publié le par martine chiorino

séance ciné à ne pas rater !!!
La femme au tableau
film de Simon CURTIS - 2015
dans le cadre des expos au Musée de la Résistance "les femmes des années 40", au
Musée dauphinois, avec l’exposition "Rose Valland : En quête de l’art spolié'".

 

Maria Altmann, septuagénaire excentrique, confie à un jeune avocat de Los Angeles une mission des plus sidérantes : l’aider à récupérer l’un des plus célèbres tableaux de Gustav Klimt, exposé dans le plus grand musée d’Autriche, dont elle assure qu'il appartenait à sa famille.
La Femme au tableau est inspiré d'une histoire vraie, celle de Maria Altmann, ici interprétée par Helen Mirren, une juive rescapée de la shoah souhaitant récupérer les tableaux du peintre Gustav Klimt, notamment celui d'un portrait doré de sa tante Adèle, que sa famille possédait avant la guerre.

C'est en regardant un documentaire intitulé "Voler Klimt" diffusé sur la BBC, que Simon Curtis a découvert l'histoire de Maria Altmann et notamment son combat pour récupérer le portrait de sa tante. Il a aussitôt songé à en faire une fiction pour le cinéma tant il a été ému par ce sujet et par le fait que ce dernier : "Liait la Seconde Guerre mondiale et l'Holocauste à l'histoire américaine contemporaine (...). À mes yeux, ce tableau et Maria Altmann sont tout à fait emblématiques du XXe siècle dans son ensemble : tous deux ont vu le jour pendant l'âge d'or de Vienne au début du siècle et tous deux ont disparu aux États-Unis à la fin du siècle".

Pour rendre le plus authentique possible les scènes d'époque se déroulant dans la Vienne de l'avant-guerre, Simon Curtis a tenu à ce que les comédiens jouent en allemand : "Le film parle d’identité, ce qui soulève la question de savoir si l'on se définit par le pays d’où l'on vient ou par celui où l'on vit", explique-t-il.

Au moment où le projet a commencé à voir le jour, Maria Altmann était déjà décédée, mais son avocat, Randol Schoenberg, interprété ici par Ryan Reynolds, était vivant et en bonne santé et s'est donc beaucoup impliqué dans le processus de création. Son témoignage a d'ailleurs beaucoup aidé le scénariste du film, notamment pour tout ce qui concerne la partie juridique de l'affaire. D'ailleurs, près avoir été entrainé dans cette incroyable histoire par Maria Altmann, Randol Schoenberg a ouvert un cabinet spécialisé dans la restitution d'oeuvres d'art.

N'ayant pu bénéficier du témoignage de Maria Altmann, le scénariste a dû fournir un important travail d'investigation, que ce soit auprès de documents écrits ou d'interviews, afin de rendre compte au mieux de la vie de l'Autrichienne. Il a ainsi découvert certaines anecdotes surprenantes concernant la fuite de Vienne de Maria et de sa famille : "Il y a cette histoire extraordinaire du frère de Maria qui a pu quitter Vienne parce qu’il avait un jour sauvé un neveu d’Hitler à la suite d’un accident de ski en le descendant de la montagne sur son dos car il s’était cassé une jambe (...). Deux ans plus tard, ledit neveu l'a convoqué au quartier général nazi pour lui remettre des papiers lui permettant de quitter le pays."

Bien que l'Autriche soit encore aujourd'hui traumatisée par une partie de son histoire récente et le fait de s'être laissée intégrer à l'Allemagne nazie, la production a été très bien accueilli par les Autrichiens qui ont estimé nécessaire de raconter cette part sombre de leur passé : "Nous avons reconstitué une page complexe de l’histoire culturelle de Vienne – autrement dit le débat pour savoir si ces peintures devaient être restituées à la famille ou rester dans leur musée (...). Pour couronner le tout, on a aussi reconstitué l’épisode le plus traumatisant de toute l’histoire du pays. On en a toujours eu conscience, mais les Viennois sont très chaleureux et nous ont offert leur hospitalité et leur soutien inconditionnels."

En partenariat avec et la Cinémathèque de Grenoble.
À la salle Juliet Berto : 1, passage du Palais de Justice à Grenoble.
Jeudi 26 mars 2020 de 20h à 22h.

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