série, j'en frémis ! un peu de science et ça fait (très) peur...

Publié le par martine chiorino

série, j'en frémis ! un peu de science et ça fait (très) peur...

Voici qu'arrive en France THE HOT ZONE, une série sur l'apparition du virus Ebola aux USA, produite par la très sérieuse revue le National Geographic.
(trailers en bas)

Le National Geographic est un mensuel publié par la National Geographic Society, une société américaine. Il est identifiable par le cadre jaune de sa couverture. Le 1er numéro  a été publié en 1888. Son édition française existe depuis 1999.
Ses thématiques sont la
géographie, les sciences, l’histoire, la culture, la photographie, la vie animale, la protection des espèces menacées ou encore l’archéologie.

THE HOT ZONE est une mini-série en 6 épisodes d'environ 50 mn, d'après une histoire vraie documentée par Richard Preston dans son livre de 1994 du même nom, paru en France sous le titre Virus. 
En 1992, Richard Preston rédige un article pour le magazine The New Yorker, "Crisis in the Hot Zone", qui servira de base à son livre Virus sur le thème du virus Ebola. Il s'intéresse à ce sujet après la rencontre avec deux chercheurs de l'U.S. Army, C.J. Peters et Nancy Jaax, lors d'un séjour en Afrique où il est témoin de l'épidémie. Son livre  a plus ou moins inspiré le film Alerte ! (Outbreak) sorti en 1995.
Les droits du livre avaient été achetés par Ridley Scott, qui avait à la même époque un projet de  film chez Century Fox avec Jodie Foster et Robert Redford. Mais ce projet a capoté avec la sortie d' Alerte ! Il aura donc fallu 30 ans pour que Ridley Scott fasse quelque chose de ce livre : il est producteur sur
THE HOT ZONE.

Petit rappel sur le virus Ebola :
Son nom vient de la rivière Ebola, au Zaïre, près de laquelle le virus a été identifié pour la première fois en 1976. C'est une fièvre hémorragique.

Le virus Ebola, hautement contagieux, provoque la mort de 30 à 90 % des malades. Il n’existe ni traitement ni vaccin. Il se transmet par contact direct avec le sang, les secrétions corporelles (sueur, selles, sperme, etc.), par voie sexuelle et par la manipulation de cadavres contaminés.
L'épidémie la plus meurtrière à ce jour s'est déclarée en décembre 2013, et a duré plus de deux ans faisant plus de 11.300 morts sur 29.000 cas recensés.
A l'heure actuelle, l'épidémie au Congo et en Ouganda déclarée en 2018 continue : 2100 morts sur 3600 cas recensés.
Le 17 juillet 2019, l'OMS déclare que cette épidémie est une « urgence sanitaire mondiale ».

   

The Hot Zone est une plongée dans le drame provoqué par la propagation du virus hémorragique Ebola. Nous sommes là au début des 90's aux USA et Ebola est encore inconnu des occidentaux. Le virus qui fait des ravages en Afrique entre sur le sol américain : des chimpanzés de laboratoire à Washington sont porteurs et meurent les uns après les autres. La colonelle Nancy Jaxx (jouée par Julianna Margulies), vétérinaire militaire, va combattre l’épidémie.
La série nous montre la découverte du virus par des flash back se passant en Afrique, en parallèle avec la lutte contre l'épidémie américaine.
Le tout est servi par une distribution solide et de belle qualité : en plus de Julianna Marguilès, absolument excellente (on le savait depuis ER et The Good Wife) on retrouve Liam Cunningham (inoubliable Ser Davos de Game of Thrones), Robert Sean Leonard (le Dr Wilson de Dr House, Falling Skies), James d'Arcy (Agent Carter) ou encore Noah Emmerich (The Americans) ou Topher Grace.
Visuellement, ça fait le job : les images sont excellentes, la caméra est efficiente et on n'en perd pas une miette, décors, accessoires et costumes sont irréprochables (à part, parait-il, les insignes sur l'uniforme de Julianna Marguilès, inexacts au niveau du grade, et qui devraient en plus du caducée avoir un V en surimpression, pour "vétérinaire").
On frémit, on tremble et on sue à grosses goutes : c'est le but !
Ce qui est parfois plus gênant c'est la tendance à l'approximation avec parfois des situations irréalistes : la militaire qui trimballe des cadavres de singes infectés (emballés dans des sacs poubelles) dans le coffre de sa bagnole perso, les scientifiques qui rentrent dans l'animalerie pour tuer un singe infecté avec des lunettes de protection de base, celles où il y a des petits trous sur les côtés pour éviter la buée, etc....
Puis à la  fin, on ne sait pas ce que sont devenus les 4 personnes malades...(en fait, elles ont survécu).
Il y a aussi les ajouts de scénarios pour dramatiser le truc, de façon artificielle et/ou anecdotique : par exemple le moment où les jeunes militaires (qui sont en train de "nettoyer" le bâtiment infecté) sortent pour aller manger dans un boui-boui (style dinner) en uniforme, au niveau prophylaxie on repassera, et c'est ballot que l'armée américaine n'ait pas encore inventé les rations... (à noter qu'ils ont amené trois camions de matos).
Mais bon, c'est pas le but, on est là pour le frisson, comme pour tous les films/série/BD/autres  sur ce type de thème, à commencer par le fléau de Steven King, on vient pour se faire peur.
Et là c'est bien fait, et le fond scientifique est exact, lui.
L'agrégateur Rotten Tomatoes donne un avis positif de 85%, basé sur 20 critiques. Le consensus critique dit : "THE HOT ZONE est une dramatisation anxiogène d'événements du monde réel, et rappelle de façon sérieuse à quel point une maladie peut être mortelle."
Metacritic donne un score de 69/100 basé sur 12 critiques.


 

 

le héros de la série : le virus

le héros de la série : le virus

Publié dans série

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article