triste anniversaire...

Publié le par martine chiorino

triste anniversaire...

Le 19 août 1936, en Andalousie, des miliciens aux ordres de Franco traquent l’un des plus grands poètes espagnols,Federico Garcia Lorca, et le fusillent.
Il a 38 ans, et en plus de ses positions anti-fasciste il est homosexuel, ce que les franquistes ultra catholiques ne supportent pas.
Son corps n'a jamais été retrouvé.

Le régime de Franco décide l'interdiction totale de ses œuvres jusqu'en 1953, quand "Obras completas" est publié dans une version très censurée.

En 1956, on érige le premier monument à García Lorca en Uruguay un mur porte le poème d'Antonio Machado qui regrette la mort de García Lorca.
Hommages :
Une statue de lui se trouve sur la place Ste Anne à Madrid, un
Jardin Federico-García-Lorca sur les quais de la Seine à Paris (dans le quartier gay du Marais), et la médiathèque Federico Garcia Lorca à Montpellier ainsi qu'aux États-Unis une plaque sur le Castro Rainbow Honor Walk, à San Francisco (dans le quartier gay du Castro).
Musique :
La chanson Take this waltz extraite de l'album I'm Your Man de Leonard Cohen en 1988, adaptée par Cohen à partir d'un texte de García Lorca, est considérée comme un hommage du poète et chanteur canadien au grand poète martyre andalou ; d'ailleurs, une des filles de Leonard Cohen porte le prénom inhabituel de "Lorca" ː Lorca Cohen, née en 1974.
Léo Ferré, au sujet de Franco dans sa chanson Franco la muerte, en 1964, chantera : « T'es pas Lorca, mais sa rature ! ».
Jean Ferrat lui rend hommage en 1960 dans sa chanson "Federico García Lorca". De même, Ferrat met en musique en 1967 le poème d'Aragon Un jour, un jour dont les deux premiers quatrains se présentent aussi comme un hommage à Lorca.

"La
poésie, c'est quelque chose qui marche par les rues. Qui se meut, qui passe à côté de nous. Toutes les choses ont leur mystère, et la poésie, c'est le mystère de toutes les choses [tout a son mystère, et la poésie regroupe tous les mystères]. On passe près d'un homme, on regarde une femme, on remarque l'allure oblique d'un chien, et c'est en chacun de ces objets humains que réside la poésie).
Extrait de Al habla con Federico García Lorca (en conversation avec F. G. Lorca), 1936.

Publié dans fête, lecture

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