MP#36 et expo en 2019

Publié le par martine chiorino

MP#36 et expo en 2019

Jean Marc Rochette travaille sur son prochain album BD, qui comme Ailefroide, altitude  3954 se passe en montagne, dans le massif des écrins.
Sa sortie est prévue mai 2019 chez Casterman.

À la même date il y aura une exposition au musée de l'ancien Evêché de Grenoble avec présentation des planches originales du livre, plus des peintures de montagne, et les originaux d'Ailefroide.

Une expo à ne pas rater !

En attendant, lisez Ailefroide, altitude 3954 !
Cet album vient d'être sélectionné par le festival d'Angoulème !

chronique et vidéos plus bas

MP#36 et expo en 2019

C'est la première BD autobiographique de Rochette, plus connu pour ses séries Transperceneige et Edmond le cochon.
Originaire de Grenoble, il voulait devenir guide de haute montagne. En 1976, suite à un grave accident dû à une chute de pierre (incident qu'il raconte dans Ailefroide), il abandonne l'alpinisme et commence une carrière d'auteur de BD.
Il publie d'abord dans
Actuel puis dans l’Écho des savanes. Avec Martin Veyron, il crée la série Edmond le cochon (1979). Il succède ensuite au dessinateur Alexis pour la série Le Transperceneige, scénarisée par Jacques Lob, dans (À suivre).

Après sept années passées à Berlin de 2009 à 2016, où il se consacre presque exclusivement à la peinture et plusieurs expositions en France et en Allemagne, il revient en France, pour s'installer dans les Alpes.
Des toiles de lui sont visibles au musée Géo-Charles à Echirolles.

Son œuvre passe de la peinture à la sculpture, et de l'illustration à la BD.

Ce qu'il dit de Ailefroide, altitude 3954 :

« C’est un projet que je porte depuis longtemps. Quand je suis arrivé à Paris en 1978, dans le monde de la BD, la montagne n’intéressait personne, on était en pleine vague punk, assez loin des cimes… Et puis il y a quelques années, en en reparlant avec mon éditrice, je me suis aperçu qu’il y avait une vraie matière, à condition de mixer les courses en montagne avec le reste de ma vie. A 62 ans, c’est ma première expérience autobiographique et j’avoue que j’aime assez raconter ma vie, d’ailleurs j’ai d’autres projets de cet ordre. Mon père est mort pendant la Guerre d’Algérie, ma mère m’a élevé toute seule et ce n’a pas été simple. J’étais aussi dur qu’elle, personne ne voulait baisser la garde. Il y avait de la défiance entre nous et aussi de l’amour qui avait du mal à s’exprimer. Comme je le montre dans l’album, nous avons eu des heurts violents, notamment au moment de l’ouverture de la centrale nucléaire de Creys-Malville, mais aussi quelques moments de grâce. Je lui dois les deux axes absolus de ma vie : la peinture qu’elle m’a fait découvrir au musée de Grenoble et bien sûr la montagne. »

"A l’époque je lisais beaucoup la littérature de montagne, les ouvrages de Gaston Rébuffat, Lionel Terray, Frison-Roche et là pour une fois j’avais l’impression d’être le héros de l’histoire. Le gardien de refuge irascible, la biture avec les alpinistes allemands, mon solo nocturne et complètement inconscient sur un glacier : la plupart des anecdotes que je raconte sont authentiques, il y a 90 % de vécu et 10 % de fiction dans cet album. La mémoire est curieuse, il y a des tas d’ascensions que j’ai oubliées et d’autres dont je garde un souvenir quasi photographique. Je me suis remis à la grimpe depuis quelques années et j’ai aussi refait pas mal de voies, pour les autres je me suis servi des films tournés en GoPro sur Internet où on peut les voir à peu près sous tous les angles. Je me suis également appuyé sur les photos des villages et des vallées du coin prises par mon oncle à cette époque. »

Et aussi un supplément de 8 pages dans LIBE de ce week end.

la meije
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