bonne fête !

Publié le par martine chiorino

bonne fête !
Journée mondiale du droit à l'avortement

Bien qu'elle revendique le titre de "journée mondiale", précisons d'emblée qu'il s'agit d'une journée voulue par le gouvernement français.

Le but du gouvernement étant de faciliter l'accès à l'IVG et de rendre l'information toujours plus anonyme. Une campagne de communication sur le thème "réduire les inégalités et fournir des renseignements fiables" a d'ailleurs été initiée.

A l’occasion de la Journée mondiale du droit à l’avortement, le ministère français de la Santé a mis en service un numéro vert national ("aide avortement" 0 800 08 11 11) destiné à informer sur l’interruption volontaire de grossesse. L'appel à ce numéro se fait sans laisser de trace sur les factures téléphoniques.

C'est l'occasion de faire le point sur le droit à l'interruption volontaire de grossesse (IVG). En France, le nombre d'interruptions volontaires de grossesse (IVG) est stable depuis 15 ans en France. En 2017, 216.700 IVG ont été réalisées dans l'Hexagone, quasiment le même nombre qu'en 2001, quand le délai légal est passé de 10 à 12 semaines de grossesse. Mais au pays de Simone Veil, les obstacles restent nombreux pour les femmes qui veulent exercer leur droit à l'avortement.

Un "état des lieux" chiffré de l'accès à l'IVG, commandé mi-septembre par la ministre de la Santé Agnès Buzyn, devrait permettre de savoir si le nombre de médecins faisant valoir la clause de conscience est en augmentation.
"il est impossible d'avoir des chiffres sur la clause de conscience, car ils n'existent pas", déplore Anne-Marie Curat, présidente de l'Ordre des sages-femmes.

Depuis 2004, l'IVG médicamenteuse (jusqu'à la 7e semaine de grossesse) a été progressivement autorisée aux médecins libéraux, aux centres de santé, aux centres de planification et d'éducation familiale (CEPF) et dernièrement aux sages-femmes. Elle représentait un tiers des avortements en 2001, contre deux tiers pour les actes chirurgicaux, une proportion qui s'est inversée en 15 ans. Cette tendance va de pair avec la fermeture de nombreuses maternités : sur la même période, leur nombre est passé de 679 à 497 en métropole, soit une baisse de 27%.

il y a encore, selon Mme Séhier, coprésidente du Planning familial, "des territoires en difficulté", où cet acte médical relève d'un parcours de combattante.
"Chaque fois que vous avez une petite maternité qui ferme, vous avez un centre IVG qui ferme", souligne Mme Séhier. La coprésidente du Planning familial pointe par ailleurs l'activisme des sites internet anti-IVG, "toujours très présents".

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