shadoks et à vapeur !

Publié le par martine chiorino

shadoks et à vapeur !

50 ans après mai 68 : fêtons l'anniversaire des SHADOKS !
le 29 avril, les Shadoks, volatiles bêtes et méchants, arrivaient sur l'ORTF.

Les Shadoks est une série télévisée d'animation française en 208 épisodes de 2 à 3 minutes, de Jacques Rouxel, diffusée sur la 1ère chaîne de l'ORTF entre le et 1973 (trois 1ères saisons) et à partir de (4ème saison) sur Canal+.

Il s'agit là d'un des tous premiers chefs d'oeuvre télévisuels ou le non-sens le dispute à l'absurde :
ronds, hauts sur pattes avec de petites ailes ridicules,  les shadoks sont effectivement bêtes et méchants, surtout bêtes avec leurs quatre syllabes de vocabulaire « ga bu zo meu » et leur activité principale qui consiste à pomper.
« Ils pompaient le matin, ils pompaient l’après-midi, ils pompaient le soir, et quand ils ne pompaient pas… ils rêvaient qu’ils pompaient », nous raconte le narrateur dans la 1ère saison.

De multiples apparitions de la tour Eiffel chez les Shadoks semblent indiquer qu’ils représentent bien les français bêtas face aux anglais, les GiBis, nom tiré des initiales de Great Britain prononcées en anglais…
Les Gibis, personnages intellectuellement supérieurs aident par pitié les Shadoks qui ne représentent pour eux aucune menace réelle. Les Gibis sont coiffés d'un chapeau melon qui leur permet de réfléchir aux problèmes en groupe, de communiquer et de se moquer des inventions des Shadoks.

Un des facteurs du succès de la série a été le choix du comédien Claude Piéplu pour être le  commentateur (ou le narrateur) de ces aventures : sa voix reconnaissable et son phrasé inimitable sont dans toutes les mémoires.

Ces petits dessins animés  seront vite très polémiques : "programme immonde" "incohérent" sans "queue ni tête" signé d’ "auteurs analphabètes" pour certains, ces oiseaux "scintillent comme une étoile au milieu de la nullité des programmes actuels" pour d’autres. Les courriers affluent au point que Jean Yanne les lira à l’antenne pour les tourner en dérision lors d’émissions spéciales !

Le MIAM, musée international d"art modeste, musée visionnaire et passionnant, fondé à Sète par l'artiste Hervé Di Rosa  leur avait consacré une superbe rétrospective en 2016, que nous avions eu la chance de voir.

Vous pouvez revoir des épisodes sur le site de l'INA LIEN EN BAS, ou acheter l'intégrale en DVD dans un joli coffret, pour redécouvrir cette oeuvre toujours vivace, la preuve en est avec cette maxime shadokienne d'une troublante actualité :
« Pour qu'il y ait le moins de mécontents possible, il faut toujours taper sur les mêmes. »

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